mercredi 27 février 2013

Danser




Et pour en finir j'ai éteint la lumière pour mieux danser avec mon ombre et ses regrets dans le silence blanc sans mots j'étais légère pleine de surprise de tourner si facilement sans trébucher j'étais forte et perchée sur mes talons au dessus du reste des vieilles promesses des lâchetés et des paroles en l'air qui finissent par pourrir au grenier je peux danser longtemps  le bal va durer toute la vie qu'il me reste  


samedi 16 février 2013

Ce qui est beau




ce qui est beau
marcher dans les rues le matin parler doucement et longtemps
ce qui est beau
la lumière là où il faut quand elle bouge
ce qui est beau 

la paume de sa main le soleil qui chauffe sa peau 
ce qui est beau 
ton corps penché de tendresse ses yeux qui s'abaissent 
ce qui est beau 
le bas de son dos le creux de son cou
ce qui est beau 
écouter le bruit des voix des autres penser à rien et tout comprendre
ce qui est beau 
le silence et la lumière les yeux des gens
ce qui est beau
la voir nue
fermer les yeux
danser tourner danser
rire encore et encore








mercredi 13 février 2013

La femme folle




Je te connais. Je sais qui tu es, ce que tu sens. Tu es la femme folle, prête à jaillir, jamais loin. Tu marches derrière les autres dans leurs pas de fantôme pour ne pas te perdre. Tu suis les ombres et tu t'y tiens, tu aimes les gares à cause de toutes les belles ombres qui passent. Dans ton espace chaque chose est là, rassurante et bienveillante, ce sont tes murs. Parfois l'absence les fissure mais, toujours, tu te reprends car il t'appartient de rester là pour les tiens et de continuer à marcher dans leurs pas. Ta femme folle parfois s'égare dans les endroits où elle passe, quittant son corps familier et errant dans les allées mais il te suffit alors de tendre le bras pour la rattraper avant qu'elle n'aille trop loin. Et à nouveau tu es là, solide et rassurante, les bras ouverts, tu n'as rien perdu, toutes tes choses sont encore là, identiques et belles.



lundi 11 février 2013

Son oeil noir





Son oeil noir te surveille de près sa main s'agite vers toi pour ne pas que tu oublies qu'elle est là derrière la porte ses pensées s'arrangent pour ne pas te quitter une seule seconde elle reste dans le coin de la pièce dans la ville noire elle se sent bien le temps tourne à son avantage et la rapproche inexorablement de la fin de la journée quand elle pourra s'allonger en douceur et s'apaiser de te retrouver




jeudi 7 février 2013

Je suis assise longtemps près de toi








Je suis assise longtemps près de toi
je crois que tu me regardes
je sais que tu m'écoutes
je pense que tu m'aimes
Je suis assise longtemps près de toi
Les silences sont pleins
Les mots sont pleins
Bouger me déchire
Je suis assise longtemps près de toi
Tu ne me touches pas
Les siècles ont passé
J'ai froid
Je suis assise longtemps près de toi
Tu n'as rien vu.