dimanche 16 juin 2013

Depuis hier






Depuis hier je pense à toi. Comme une évidence tu es apparu dans ma tête . Alors j'ai cherché à te joindre. Et j'ai appris que tu étais mort. 
Il y a plus de trois mois. Le 4 mars 2013.
Pendant ce temps tout était pareil, enfin pas vraiment, mais je n'en savais rien. 
Tu es de ces personnes importantes, rencontrées peu de fois mais avec intensité. Tu ne passes pas inaperçu.
Tu es apparu dans ma vie à un moment où je cherchais. Nous avons correspondu assez longtemps. Puis plus rien. Aujourd'hui en lisant des lignes écrites sur toi, j'ai enfin compris ce silence.
Je me souviens la dernière fois qu'on s'est vus, tu étais tellement gêné.
De ça, du reste, il ne reste que des bribes dans ma tête, quelques mots imprimés, des images, le bruit de la mer, le bateau, la gare Saint-Charles, le dessin animé russe, les rochers, les mots, les mots, les mots, l'écriture.
Tout et rien 
Est-ce qu'on peut être plus absent?
Aujourd'hui je pense à toi. Il n'est pas trop tard?
Sûr que ça te ferait sourire...



samedi 15 juin 2013

A l'évidence







Ils se sont mis en route il y a longtemps. Ils étaient les enfants seuls qui jouent au grenier, les oubliés. 
Ils sont devenus les adultes qui lisent les lignes des mains. Ceux qui savent, devinent, comprennent. A l'évidence.
Ils sont arrivés à l'endroit où l'on donne asile
Ils ont vécu là aussi tranquilles que l'on puisse être
Mais, à l'évidence, partout la colère gronde râle et pleure
A l'évidence ils n'ont rien pu opposer que le silence
A l'évidence il n'y a rien à faire de soi-même qui encombre tant que de s'effacer lentement. Et disparaître.

Mais qui peut dire combien de temps dure la demi-vie de l'évidence?