vendredi 26 juillet 2013

15 ans








J'ai encore l'âge de mes 15 ans qui se balancent dans la merveille du monde 
en avant en arrière j'ai tant d'élan 
je pense je sens je sais si fort que mes yeux s'allument ou s'éteignent dans la seconde 
chaque chose a une importance que vous ne pouvez même pas imaginer vous êtes devenus ignorants 
je n'ai pas peur moi 
je vais me balancer de plus en plus haut plus loin plus fort 
pas loin du parfait



vendredi 19 juillet 2013

La vie de chantier




La vie de chantier commence tôt sa journée 
Elle fait les hommes durs
Leurs mots hésitent tandis que leurs femmes les attendent au Sud
Ils ont les mains poussières les corps secs la patience inusable de ceux qui savent encore attendre
Ils font nos maisons nos routes notre luxe
jusqu'à tard le soir...

mercredi 3 juillet 2013

Abracadabra





Abracadabra venez sorcières et magiciennes

Admirez la petite qui fait ses premiers pas dans les empreintes de l'ours elle a les yeux immenses  
elle collectionne les mots de grands
pour plus tard...
Maintenant regardez la jeune fille qui palpite pour les hommes pressés d'obtenir ses charmes 
ils ont des yeux de loup 
elle hésite
Abracadabra elle s'est mise contre toi 
c'était tellement simple que ça lui a fait peur 
c'était un coup du sort 
elle est restée là, pendue à toi

Abracadabra venez sorcières et magiciennes
Voyez la femme pressée derrière ses enfants qui porte en chagrin la jeune fille passée  
la colère gronde la sorcière arrive dans son ventre
Abracadabra la femme fait des rêves elle connait les sorts et les envoûtements des hommes et des femmes 
absorbe leurs secrets 
s’inhibe de leur peine 
ils sont nus pour elle 
Et elle, la sorcière, danse nue la nuit c'est bon et drôle 
Abracadabra le temps passe de sorts en sorts 
on vient de loin pour voir la guérisseuse
Le temps passe et l'absorbe petit à petit

Et maintenant qui es-tu vieille sorcière? 
Tout ce que tu as vu, tout ce que tu sais, pourvu que tu ne brûles pas sur le bucher...






mardi 2 juillet 2013

Les odeurs








Les odeurs sont ma permanence mon herbe coupée ma sueur de l'âme. 
Elles réveillent mon petit animal endormi qui court se blottir contre ses amies familières. Parfois elles ne sont que des ombres qui m'enveloppent tandis que je renifle après leur souvenir.
Elles m'attirent ou me repoussent vers d'autres corps qui sentent   si bons, ou d'autres encore qui transpirent leur tristesse et leur maladie, sans compter l'amertume qui sent tellement mauvais.
Je les aime depuis toujours, surtout au creux du cou. J'en connais de nombreuses, je renifle après leur passage le connu, le déjà vu, l'étranger, l'amour qui traverse la rue, les cheveux de mes enfants.
Je sens encore la fumée d'une ancienne cigarette que nous avons partagée, le vieux t-shirt d'une nuit blanche, le lit fatigué. Je sens les vielles choses qui ont servies, la fin d'une journée à la mer, les cahiers neufs.
Les odeurs se posent sur moi pour y rester, ce sont mes histoires  profondes et insondables vite réveillées par un courant d'air ou un passant...