lundi 11 septembre 2017

On est tous égaux même les femmes, épisode 9 : les Anonymes du Net

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles du monde et de ses habitants, il est plus que temps que je vous parle d'une espèce en voie d'expansion rapide, même si elle ne se reproduit pas : l'Anonyme du Net.

Cher Anonyme, qui que vous soyez, cet article est pour vous, en votre honneur, car j'ai pu vous rencontrer vraiment il y a quelques temps et vous comprendre un peu mieux.

Tout a commencé un lundi matin de mars, j'ai reçu des notifications comme quoi un certain Anonyme avait commenté plusieurs de mes articles de la série On est tous égaux même les femmes, la veille au soir, commentaires en attente de modération de ma part, je vous les livre tels quels :

"Est-ce une tentative de roman à velléités féministes un peu usées ? " sur LE chef et... LA chef

"Ce n'est pas en appliquant à l'autre un vocabulaire que l'on déplore pour soi que le problème peut se résoudre.C'est faire preuve de bien peu de réflexion que de raisonner ainsi.Le jugement moral est toujours présent. Ça rime à qui ? Ça mène à quoi? c'est au mieux une tentative de vengeance, surement pas le chemin vers l'égalité " sur La pute et la sémantique

J'ai commencé à réfléchir à la question de les publier, ce qui m’ennuyait un peu, c’était l'anonymat, mais bon pourquoi pas...
Seulement dans l'intervalle de ma réflexion j'ai reçu trois autres commentaires tout frais, les voici :

 "Que de rancœur!! Es-tu mal accompagnée? par quelqu'un qui qui refuse de faire la soupe.... ou pas accompagnée? " sur La cérémonie des Hopl'Awards
 
"Quel intérêt d'appliquer aux autres ce l'on déplore pour soi? vengeance? ressentiment? "sur La pute et la sémantique
 
 "T'as un problème avec les hommes? Il y a autant de sortes d'hommes que de femmes... Ton approche est réductrice et surtout stérile" sur Le café branché et la branche de céleri
 
Dites donc, cher Anonyme, voici que vous me tutoyez, plus encore voici que vous devenez un brin désagréable, voire que vous me jugez. 
Là, j’étais plus trop partante pour publier tout ça, ni pour vous répondre d'ailleurs.
Car, cher Anonyme, j'ai fini par comprendre une chose, que ce soit dans la rue ou sur le net, quand un homme ou une femme commence à vous chercher des noises, mieux vaut passer son chemin et ne pas répondre.
Comme dans les contes : Si je vous parle, je tombe en votre pouvoir.
 
Donc j'ai décidé de me taire et j'ai laissé filer l'affaire.
 
Seulement deux jours plus tard, vous êtes revenu à la charge avec deux nouveaux commentaires, cette fois en votre nom. 
Surprise 1 : vous êtes un homme. 
Surprise 2 : vous venez de vous abonner mon blog, Google me l'a dit.
Voici déjà les commentaires, de nouveaux sur la pute et la sémantique (votre  article préféré me semble-t-il) :
 
"C'est très peu réfléchi de penser l'égalité par ce biais. Ça ressemble à un règlement de compte. Pourquoi tant de haine pour les hommes? Certains t'ont fait du mal? "

 "C’est très peu réfléchi comme chemin vers l'égalité. Imposer à l'autre ce qu'on lui reproche est stérile. Pourquoi tant de haine des hommes ? "
 
Alors cher Anonyme (enfin plus vraiment pour moi)
Vous qui vous passionnez pour ce que j'écris sur mon blog
Vous qui commentez ce que j'écris
Vous qui êtes même abonné à mon blog
Vous qui me tutoyez
Vous qui me parlez sans cesse de haine

J'ai aujourd'hui une simple question :

A quoi bon lire un blog qui vous déplaît tant ?

Le monde est grand et Internet plus encore. Alors, allez en paix, vous trouverez ce que vous cherchez un peu plus loin certainement.

De plus, sachez, cher Anonyme, que je suis incurable, que mes paroles et mes opinions m’appartiennent, même si elles sont publiées sur Internet, que je ne changerai rien ni sur le fond, ni sur la forme.

Heureusement, deux jours plus tard, cher Anonyme, vous vous êtes répondu à vous-même.
Via le formulaire de mon blog, j'ai reçu ce message :

"A quoi bon écrire des commentaires s'ils ne sont jamais publiés ? " 

Ainsi vont les Anonymes du Net*, ils ne font que se répondre à eux-même.
Une fois l'affaire faite, ils retrouvent la paix et passent leur chemin.
Tout est bien qui finit bien...




*Attention de nombreux Anonymes du Net sévissent sous un pseudo, voir en leur nom propre, comme si Internet avait le pouvoir d'effacer leur identité véritable. C’est sûrement le paradoxe le plus incroyable de ce siècle. Imaginez vous en train de marcher dans la rue avec un badge à votre nom, puis vous vous mettez à commenter ce que font les passants, à les critiquer, à les insulter parce que leur tête ou leur comportement ne nous revient pas...


 

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